le bon stress, le mauvais stress
Notre organisme possède toujours la réaction d’urgence au stress mais nous le transformons aujourd’hui soit un bon soit un mauvais stress.
Exemple : l’alpiniste va utiliser son grand coup d’adrénaline comme une véritable injection de fortifiant qui lui donne le courage de grimper et mobilise les ultimes réserves musculaires nécessaires à vaincre l’obstacle.
D’autres exemples de bon stress, c’est-à-dire une situation agressant à laquelle il est adapté de répondre par une recrudescence d’effort physique : les matches , les compétitions sportives.
Le sportif adopte un bon stress car il est en accord avec les causes de son agression.
Or la personne qui considère cette agression comme un tourment pénible va avoir un mauvais stress qui peut entraîner de véritables désordres de santé . L’effort physique avec lequel on est en désaccord est un mauvais stress.
Le coup d’adrénaline consiste à un surcroît d’énergie physique mais aussi de décharges de noradrénaline dans le cerveau. Nous sommes en état d’alerte , super éveillés : notre perception est plus aigue , notre observation se concentre sur tout ce qui se rapporte au stress du moment. L’efficacité est favorisée, c’est un bon stress.
Le danger de cette réaction d’urgence , c’est sa répétition qui peut faire dégénérer les mécanismes de réponse. Cela va conduire à l’épuisement des cellules nerveuses qui fabriquent la noradrénaline et l’hypersensibilité aux
stimulations.
Comme il a été noté plus haut , la noradrénaline est une hormone du cerveau dont le rôle dans l’émotion et donc dans le stress est nécessaire pour avoir envie d’entreprendre et pour avoir une satisfaction à agir. Elle est nécessaire à ce que nous soyons de bonne humeur.
Dans le bon stress , on trouve le stress éveil : on trouve plus vite la solution à une difficulté présente . Le stress nous incite à maintenir cet état d’éveil actif qu’est la vie.
Le stress mémoire : les corticoïdes favorisent la mémorisation.
Mais nous sommes inégaux devant le stress.
Quand les cellules qui fabriquent la noradrénaline sont épuisées , nous ressentons un sentiment de ras-le-bol , de déprime; on est alors maussade, puis agressif. On perd le sommeil, on a mal à la tête, mal dans le dos.
La transformation de la sensibilité en vulnérabilité correspond à une modification dans le fonctionnement des cellules du cerveau.
Quand le stress est continu , on a une réaction d’adaptation , c’est-à-dire une mise en action des sécrétions des glandes corticosurrénales.
Quand une situation est agressant , l’hypotalamus est averti et donne des ordres selon le type de stress; quand il s’agit du stress de la réaction d’urgence , il stimule alors en bloc tout le système sympathique; quand il s’agit de la réaction d’adaptation , il sécrète alors une hormone transportée à la glande hypophyse. Sous l’action de cette hormone , l’hypophyse sécrète l’ACTH , transportée par le sang notamment aux glandes surrénales. Celles-ci déchargent les hormones corticosurrénales ou corticoïdes.
Dans la situation d’adaptation , on vit quotidiennement avec son stress, en état de tension intérieure qui peut conduire à la maladie.

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