alcoolisme: conclusion
Conclusion.
L’alcoolisme est un moyen d’exprimer sa détresse, sa souffrance profonde , sa peur et le plus sûr moyen également de se suicider. Mais c’est un suicide lent , long et extrêmement douloureux.
Combattre l’alcoolisme , c’est lutter contre une mort pourtant inéluctable mais prématurée. Une longue descente aux enfers qui a un coût.
Evaluer le coût de l’alcoolisme est difficile car il faut prendre en compte le coût direct , le coût économique et le coût social. Le traitement de l’alcoolisme et des pathologies associée est d’un coût direct de 10 milliards d’euros soit 10% du total des dépenses de consommation médicale. Le coût du dispositif spécialisé CCAA et des centres de cures s’élève à 76 millions d’euros. Le coût de l’hospitalisation pour alcoolisme s’élève à 1 milliard d’euros en 1992 et 1,2 milliards pour 1995.
En plus de l’échec personnel , familial et professionnel de l’alcoolique , la sécurité est mise en danger. Les alcooliques actifs représentent 15% des effectifs d’une entreprise. Les autorités sanitaires ont lancé une campagne en 2001 sur « alcool et travail ».
L’alcoolisme a trop longtemps été un sujet tabou en France : il faut briser les non-dits pour favoriser la prise de conscience et les changements d’attitude . Car n’oublions pas que l’alcool fait partie de la culture française , ancrée dans les habitudes alimentaires, culturelles, sociales et conviviales, festives.
Comme nous l’avons déjà mentionné, l’alcoolique a beaucoup de mal à parler. Or, les médecins ne sont pas formés pour traiter les alcooliques. Il n’existe pas , en effet, de formation en fac de médecine en alcoologie.
Comme cité plus haut , il existe un paradoxe entre ce que l’alcool rapporte à l’Etat et ce que la maladie lui coûte car elle coûte très chère! La prise en compte de cette maladie est à l’heure actuelle , encore complètement sous estimée. 1 fançais sur 10 souffre d’alcoolisme et 1 accident mortel sur 3 sur les routes est dû à l’alcool. C’est la 3è maladie mortelle évitable en France et 10 000 personnes par an en meurent sur les routes.
Pour terminer sur une note optimiste , il faut tout de même dire que 20% des alcooliques se soignent même si les moyens pour lutter contre cette dépendance sont insuffisants et qu’il faut 3 mois d’attente pour espérer être convenablement soigné.
Aujourd’hui , les derniers sondages montrent que toute l’Europe s’alcoolise davantage: cela a commencé par la Grande-Bretagne : les anglais boivent irrégulièrement mais énormément à chaque fois. Les français boivent plus régulièrement mais beaucoup moins.
L’alcoolisme des jeunes de 14 à 19 ans est en augmentation : 30% de plus en 4 ans en Allemagne, 35 à 40% en 5 ans en Espagne.
Par contre , on observe qu’en France , au contraire des autres pays européens , la consommation d’alcool baisse!
Reconnaître qu’on a un problème avec l’alcool est déjà un grand pas vers le traitement de cette maladie. En conclusion , nous pouvons donc répondre à la question formulée au début de ce fascicule : OUI, l’alcoolisme est une maladie dont nous devons nous préoccuper de façon collective. Multiplions les préventions, les traitements pour que demain soit lumineux pour tous!

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