alcoolisme: les traitements

Le traitement de l’alcoolique est toujours délicat . Il repose sur l’abstinence complète avec une cure de déconditionnement. Cette cure va créer un réflexe conditionnel comme la nausée ou le vomissement face au goût ou à l’odeur de l’alcool préféré du malade.

Cette réaction , ce réflexe est obtenu en utilisant le disulfirame qui sensibilise à l’alcool. On peut lui associer de l’apomorphine qui déclenche des vomissements quand on ingère de l’alcool.

Bien sûr , il existe des cas très graves pour lesquels il est également nécessaire de traiter les manifestations organiques .Concernant la cirrhose du foie et les problèmes d’œdème qui lui sont liés, le traitement va tendre à combattre le syndrome oedémateux par le régime sans sel strict, des diurétiques, des ponctions d’ascite et parfois la corticothérapie. Ce traitement efficace nécessite une surveillance pour éviter les accidents comme l’hyponatrémie (diminution du taux de sodium dans le sang).

Le traitement d’urgence des hémorragies digestives comporte les transfusions de sang, la pose d’une sonde de Blakemore et des perfusions de vasopressine. On peut prévenir la récidive par anastomose porto-cave si le foie le permet encore dans une minorité de cas.

Le traitement d’une insuffisance cellulaire et surtout du coma hépatique est peu efficace.

Après l’hôpital et cette fameuse cure de déconditionnement, le malade continuera régulièrement avec le disulfirame pour résister davantage à la tentation. Une psychothérapie se soutien est nécessaire et dans certains cas une cure psychanalytique.

Pour diminuer l’anxiété du malade , on aura recours à des tranquillisants , des neuroleptiques qui favoriseront également l’abstinence. Dans les tendances dépressives , les antidépresseurs seront utiles.

Les méthodes et les aides : quelques pistes.

Comme on l’a vu précédemment la personne dépendante à l’alcool est rarement coopérante . Elle cherche d’abord à se débarrasser des troubles apportés par cet addict . Mais on ne peut pas guérir contre son gré: on a en soi les moyens de rompre avec cette dépendance et la libre décision est indispensable.

Parallèlement au traitement médical , une psychothérapie de soutien est indispensable. Outre le soutien aux problèmes d’alcool , la thérapie permettra de retrouver la capacité de maturation se l’affectivité du sujet.

La guérison d’un alcoolique se fera grâce aux thérapeutes: les comportementalistes, psychanalystes et psychothérapeutes.

Il s’agit d’abord de prendre conscience de sa dépendance , d’accepter d’avoir besoin d’aide .En fait la constatation de la pathologie émerge lorsque les conséquences négatives de la conduite à risque sont plus importantes que les bénéfices. Lorsque la souffrance devient insupportable , le dépendant désire interrompre le cercle vicieux dans lequel il est enfermé.

Mais la prise de conscience n’est pas suffisante car elle ne permet pas à elle seule d’interrompre la prise d’alcool. Le sevrage est pourtant la deuxième étape . Attention alors de ne pas remplacer une dépendance par une autre!

On a vu que la tolérance à l’alcool implique le recours à des quantités croissantes pour obtenir l’effet désiré. Or, quand l’effet désiré est en diminution même pour une même dose , on observe le syndrome de sevrage qui signe la dépendance . La période dite de « descente » connaît des risques qui lui sont propres : tendances suicidaires, idées de persécution…

Il faut donc changer de comportement grâce entre autres aux thérapies comportementales. Les thérapeutes considèrent le comportement non pas comme un symptôme d’un trouble mais comme le trouble lui-même. Il s’agit donc d’apprendre à résister à la compulsion en trouvant des stratégies de compensation. Il est important alors de se faire plaisir. Les thérapies de groupe s’appuient sur cette démarche comportementaliste.

La thérapie consiste à identifier les croyances, les interprétations erronées profondément nichées dans l’être , et à les transformer.

Il faut sortir également de la dépendance initiale , héritée de la petite enfance , sur laquelle d’autres dépendances plus évidentes s’associent. Il faut trouver en soi plus d’autonomie et d’initiative.

L’écoute en psychothérapie nécessite une bonne compréhension de ce que ressent le malade : l’alcool s’immisce dans la relation que chacun entretient avec son corps et son esprit dans le cadre d’une intimité paisible dans un premier temps. Intimité qui devient angoissante car un autre lui-même devient le maître et donc l’anxiété et l’angoisse sont partie prenante : le sort du malade se joue malgré lui, son avenir ne lui appartient plus. Il boit alors pour oublier.

Le psychanalyste ou le psychothérapeute va prendre le temps et laisser s’épanouir l’espace intérieur où vont émerger les éléments refoulés dans l’inconscient. S’ensuit un nouveau dialogue de la personne avec elle-même puis avec l’autre.

Vivre avec une personne alcoolique est un drame quotidien . Il n’y a pas de solution miracle. Honte, mensonge, isolement, violence, tels sont les problèmes quotidiens face à un alcoolique.

Une thérapie familiale sera souvent indispensable pour modifier l’ensemble familial: réfléchir sur les attitudes respectives qui peuvent bloquer la situation ou qui auront un sens positif dans la guérison.

L’hypnose.

L’autohypnose recherche les causes de l’alcoolisme dans les problèmes de l’enfance et de l’adolescence: une compensation d’une frustration, le suivi d’un modèle paternel, le souci d’intégration à un groupe…

Le sujet va alors se forger une image mental constructive dans le sens du « je suis ce que je pense ».

L’image mentale s’imprègne dans le subconscient et permet d’agir alors sans sentiment de culpabilité , sans frustration. La suggestion auto hypnotique permet un engagement ferme et vigilant.

Le yoga.

C’est une discipline corporelle et mentale qui met en évidence la concentration et la culture respiratoire. Le yoga suggère la pensée consciente et agissante pour retrouver l’unité.

Le yoga peut être une aide associée au traitement hospitalier et à une thérapie.

L’analyse.

L’autoanalyse permet de mettre en évidence une meilleure image de soi en réduisant les tensions, libérant ses émotions et en calmant l’anxiété.

L ‘analyse permettra de développer le « moi » et donc de faire émerger une image du « moi » correcte et acceptable. Elle va donner le moyen au sujet de s’accepter et d’être soi ainsi que de s’associer aux autres et de collaborer.

Obtenir de se débarrasser de sa dépendance c’est devenir libre , donc responsable. C’est une belle rencontre avec soi-même afin de s’assumer.

On obtient de bons résultats en exprimant verbalement au cours de psychodrame ; également dans une analyse transactionnelle.

La sophrologie.

Chez la personne dépendante, la crainte du manque provoque le réflexe de survie et fait naître le secret.

Le buveur rencontre de graves problèmes face à la parole: un vrai blocage verbal qui a pour origine le problème d’obéissance à son corps et la notion de pudeur.

Le mensonge intervient pour arrêter le langage . La prise d’alcool devient un acte secret car c’est un geste qui ne peut pas se montrer. Acculé au mensonge, le buveur est déprimé et se sent coupable.

L’impuissance à parler est source de conflits avec l’entourage qui s’éloigne mais dont le buveur malade a de plus en plus besoin.

La sophrologie est bien consciente que le buveur ne pourra se livrer facilement ,que le stress et l’angoisse grandissent et que le malade est enfermé dans une spirale impossible .

C’est pourquoi , le sophrologue va d’abord s’attaquer au stress et à l’angoisse. Pour cela , le thérapeute mettra le patient en état de relaxation en régulant les ondes du cerveau en alpha.

Mais avant de commencer une séance de sophrologie , il convient d’obtenir une certaine hygiène de vie qui permettra au malade d’obtenir des résultats positifs.

La sophrologie inculque au malade une position de vie optimiste en cultivant la joie et les pensées positives. Pour cela , le buveur devra prendre en main sa santé et ainsi déboucher sur le refus de la sédentarité et sur une alimentation saine.

Notre système de santé fonctionne à condition que le patient ait le désir de vivre . Le traitement médical parviendra à un résultat positif si le patient active ses propres ressources . Le désir de vivre est primordial et se réalisera si le malade connaît les causes de son mal. Quand le patient cherche à résoudre ses conflits intérieurs, il stimule ses propres forces et affronte plus efficacement sa maladie.

Les maladies dites « de l’âme » affaiblissent les défenses corporelles et on peut dire que la maladie du corps est la conséquence d’un désordre psychique.

Il ne faut pas hésiter à décrire l’alcoolisme avec la notion de maladie , décrite et prévisible, avec un traitement codifié qui rassure la personne qui a été soumise à l’irrationnel et à l’inquiétant. Là aussi on notera les 5 stades de prise de conscience qu’il y a nécessité à prendre de la distance vis-à-vis de l’alcool:

- la dénégation: le sujet nie le problème et dit être maître de sa consommation

- la culpabilité- angoisse: le sujet angoissé par son goût pour l’alcool non maîtrisé , il se culpabilise et cherche à rejeter le thérapeute.

- il se raconte: exploits, difficultés. Il sort de l’isolement.

- détente: il parle des conflits psychologiques. Il n’est pas responsable. C’est une victime et demande de l’aide. L’attitude qu’il apprend est rigide face à l’alcool et se traduit par une cure de dégoût et la prise de médicaments .

- abandon de la barrière protectrice qui existe entre l’alcool et lui . Il se sent concerné et responsable. Il sent qu’il peut s’adapter aux événements , aux autres sans anxiété.

On remarque qu’il faut absolument amener le sujet à prendre une part active au traitement. Sous forme de relaxation et de techniques corporelles , le thérapeute valorisera le corps, ce qui révèle un point important sur la voie de la guérison.

En sophrologie , nous distinguons 7 principaux centres énergétiques , que l’on appelle les cakras , qui sont situés à des endroits spécifiques de la colonne vertébrale. Ils constituent nos niveaux de conscience et ils influencent notre perception de la réalité.

Le premier centre se situe au niveau du périnée et du coccyx pour former la racine de notre être nous trouvons qualités de survie et protection basique et instinctive. C’est l’état embryonnaire , la racine de la vie , la forme originelle de l’enfant qui sommeille dans ce chakra à la base du corps .

Le deuxième est à la base de la colonne vertébrale et est relié à la sexualité, la reproduction au désir en déterminant comment nous vivons nos rapports d’intimité, de communication, nos relations: c’est le sacré. C’est le processus d’individuation , l’identité spécifique qui se façonne à ce niveau , dans les profondeurs , au centre du ventre. Sur les hanches , la personnalité acquiert l’expérience de l’espace et du temps. Grâce à cette expérience , elle prend conscience de son existence.

Le troisième se trouve derrière le nombril , c’est le plexus solaire où est situé le développement de l’ego , du pouvoir et de la conscience de soi. Le quatrième centre se situe au niveau du cœur, dans la poitrine; les qualités profondes de service et de compassion se développent dans ce centre où nous évoluons en ouvrant notre amour. Ici ,l’image se développe pour devenir le « moi » spécifique.

Pour bien comprendre ce qui se passe , au centre de sa vie, là où se développent les forces constitutives du « moi » , dans le plexus solaire, il faut réfléchir sur l’image de l’enfant que nous sommes au fond de nous.

Dans le plexus solaire existe le berceau de l’enfant intérieur. C’est un symbole dont les significations renvoient à l’enfance : il s’agit des forces mettant en œuvre le processus de la croissance jusqu’à la formation de la personnalité.

Jung nous apprend que l’anima (modalité féminine) et l’animus(modalité masculine) ne sont jamais nettement séparés. Ces deux modalités cohabitent chez l’homme et la femme dans ce centre du plexus solaire , dans l’xe médian de l’être comme un être androgyne.

En sophrologie , nous visualisons des couleurs qui se situent sur chaque centre énergétique. Et celle du plexus solaire est le jaune ; cette couleur exerce un effet positif qui stimule les nerfs et renforce la confiance en soi, le sentiment de sa propre valeur. Ce sont les vibrations positives du jaune qui participent à l’organisation du système nerveux. La chromothérapie aidera le patient dans sa méditation. Elle l’aidera ainsi à cultiver le goût de la vie , de la volonté et du courage.

Le cinquième centre se trouve au niveau de la gorge , là où nous exprimons notre amour et où nous assimilons .Le sixième centre est celui qui se trouve entre les sourcils ou le troisième œil: celui de la sagesse qui voit la vérité à l’intérieur des êtres ; il permet une grande conscience et développe l’intuition et la perception. Enfin le dernier centre se situe au sommet du crâne et signifie une dissolution entière de l’ego et évolution spirituelle rarement atteinte.

Dans les premières séances de sophrologie ,il faut donc , avant tout rechercher avec le malade les pensées et les évènements qui déclenchent l’angoisse, en établir une liste dans l’ordre d’importance chronologique. Lorsque le thérapeute mettra le patient en état alpha les ondes du cerveau , cela permettra une diminution des angoisses et la possibilité de revivre en état sophronique une situation angoissante afin de s’en libérer. Nous faisons ainsi appel à des techniques comme celle de la thérapie comportementale qui permet de redresser des conduites pénibles et inadéquates qui sont en conséquence d’un état d’anxiété. C’est une technique de désensibilisation systématique qui substitue un comportement souhaitable à un comportement indésirable grâce à des consignes verbales directes après avoir mis le malade dans un état réceptif maximal. Il faut ainsi affaiblir un comportement habituel jusqu’à ce que le nouveau comportement puisse le supplanter et le remplacer de façon définitive.

C’est ce que nous appelons une auto acceptation progressive qui sera associée à une visualisation de purification suggestive du corps et de l’esprit et d’une projection dans l’avenir . Mis en état sophronique , le patient va donc vivre par l’imagination dans l’ordre croissant d’anxiété les différentes étapes du processus de perturbation . A force d’être vécu , le stimulus en question va perdre de son pouvoir anxiogène. S’il y a réticence, il faudra le répéter pour émousser son pouvoir. Le patient avertira son thérapeute si l’angoisse intervient pendant la séance grâce à un geste convenu. Celui-ci veillera à ce qu’aucune angoisse s’installe, arrêtera la séance en conséquence et reprendra la séquence une fois la détente approfondie.

Une fois les angoisses effacées sous sophronisation , le transfert se fera automatiquement dans la situation réelle .On apprend au patient à se détendre pour faire descendre la tension nerveuse et dès que celle-ci baisse, on lui apprend les mécanismes de la respiration.

La dépendance émerge à la suite d’un désir frustré ou du besoin de combler quelque chose comme un manque ou une douleur . Les causes comprennent des facteurs divers comme des pressions extérieures excessives , des difficultés financières, des traumatismes émotionnels. La dépendance manifeste un profond besoin de cacher ou d’effacer les problèmes sans que ce soit forcément conscient. L’alcool donne l’impression que tout va bien, dans un état prenant de la distance avec la réalité. L’alcool engourdit la douleur intérieure, diminue la conscience et remplit le ide en l’être même.

La dépendance ne procure pas seulement joie et quiétude éphémère. Au plus profond de lui , le patient sait qu’il se détruit. Le manque ne fait que s’amplifier. Un sentiment de honte et de culpabilité se développe alors et mène à la dépression ou se transforme extérieurement en colère . Il y a une profonde peur, rarement admise , de ce vers quoi il se dirige. Une mauvaise estime de soi, quelquefois la haine de soi, ronge de l’intérieur et empêche de se libérer de cette dépendance.

Comment l’alcoolique peut-il commencer à s’aimer tel qu’il est, alors qu’il ressent un tel désespoir, un tel vide intérieur?

S’il est capable de reconnaître son manque et tout ce qui en découle, il a une chance de se libérer de sa dépendance. Mais le malade se trouve inévitablement confronté aux problèmes cachés par la dépendance .: la peur de l’échec , les traumatismes cachés. Il faut donc commencer par voir comment il peut accepter et résoudre ces problèmes.

Guérie de l’alcoolisme signifie retrouver sa capacité à s’accepter et à devenir l’ami de ce que le malade est réellement. C’est aussi faire face à la réalité des sentiments plutôt que de les éviter, à accepter cette réalité avec tout l’amour possible.

Pour en revenir aux centres énergétiques, celui du plexus solaire est donc directement lié aux sentiments de valorisation personnelle , d’amour propre et de confiance en soi. Quand ce centre est atteint, l’image de soi devient faible , l’énergie devient négative et le malade n’a plus de but dans son chemin de vie. Lorsqu’il y a consommation de trop de toxines , le foie va se manifester et faire comprendre au sujet qu’il ne peut plus consommer plus qu’il ne peut brûler, que ce soit au niveau physique ou psychologique.

Avez-vous dépassé vos limites? Avez-vous perdu la capacité de faire une distinction entre ce qui vous empoisonne et ce qui vous offre des bienfaits? Supportez-vous actuellement quelque un ou quelque chose qui empoisonne votre système? La nature de la dépendance est de continuer à s’intoxiquer toujours plus malgré ses limites jusqu’à ce que toutes ces toxines s’accumulent en lui en couches sans pouvoir être éliminées.

Le foie n’est pas seulement le lieu où les toxines s’accumulent mais il est connu pour être le lieu où s’emmagasine la colère réprimée , à l’origine de la dépendance à l ‘alcool. Elle mène à la dépression(se retourne contre soi). Le foie donne la vie et son état montre par conséquent combien on aime la vie : dans ce cas, le malade est autodestructeur . Son état montre également à quel point en se remplissant de toxines , le malade a l’intention d’éviter de se confronter aux questions profondes qui l’assaillent.

Les séances de sophrologie vont se dérouler tout d’abord par des exercices respiratoires ,suivis de séances de base qui vont consister à relaxer au maximum le patient et le rendre réceptif en ondes alpha du cerveau aux suggestions du thérapeute . Puis ces séances de base seront suivies par trois séries consistant à amener le patient à purifier son corps et son esprit d’abord avec l’apprentissage de la liberté : l’alcool étant montré comme synonyme d’aliénation, de dépendance; avec l’apprentissage de l’ouverture : l’alcool est synonyme d’isolement et d’enfermement; avec l’apprentissage du respect du corps : l’alcool entraîne des troubles physiques graves.La deuxième série amènera le patient à se projeter dans l’avenir en imaginant le futur : il a cessé de boire; en prenant conscience que l’alcool est un poison qui s’insinue dans l’organisme et qui a des répercussions sur le mental; en constatant les méfaits de l’alcool sur l’organisme; en apprenant le respect de son corps; en visualisant l’avenir. Enfin , la troisième série consistera en une sophro-acceptation progressive avec la visualisation d’une soirée agréable durant laquelle le patient sera tenté et la visualisation d’une envie incontrôlable.

Après ces trois séries , un accompagnement poursuivra le traitement avec des séances de base destinées à combattre le stress.

 

Les méthodes dites naturelles.

La naturopathie.

Si , déontologiquement, on ne peut pas effectuer de diagnostic en naturopathie, on peut cependant réaliser des bilans complets , capables de déceler des états morbides bien avant que ne s’exprime la maladie. Ces bilans portent sur l’état du terrain du patient et sur l’état de ses organes, sur les carences et les intoxications éventuelles. Grâce à ces bilans , un dépistage précoce sera obtenu , enrayant rapidement et efficacement la cause de l’état morbide.

Ces bilans sont effectués à partir de l’examen de certaines parties du corps : ongles, yeux, langue , mains…Vous comprendrez qu’il sera rapidement décelé une dépendance alcoolique et que le naturopathe recommandera principalement une cure de désintoxication ou désintoxication mensuelle. On recommandera donc une diète hydrique. Puis il faudra activer le foie avec des plantes hépatropes.

Puis le naturopathe recommandera la prise de comprimés d’Acérola , la vitamine C naturelle.

Il conviendra de prendre des Fleurs du docteur Bach telles que « walnut »pour la protection des influences extérieures pendant les changements et « wild oat » pour l’incertitude à trouver son juste chemin de vie.

Chez l’alcoolique , on observe donc une dyskinésie du fonctionnement de la vésicule et des voies biliaires. On doit faire par conséquent une diète hydrique, c’est-à-dire choisir des liquides non nutritifs comme les tisanes de thym, romarin , camomille, des jus de citron coupé d’eau chaude et de l’eau mêlée d’argile en poudre.

En pharmacie , on achètera des comprimés à base d’extrait de fumeterre(fumet aria officinalis) dosés à 0,25mg. Pour faire cesser les migraines et les nausées, on peut en prendre 6 en une seule fois.

Il faut également chauffer le foie donc s’aliter en cas de crise et selon le docteur Salmanoff poser une bouillotte sur le foie.

 

 

 

 

La diététique.

Il ne suffit pas de proposer un réglage alimentaire pour régler les désordres vitaux du patient car lorsque l’alimentation est négligée , mal construite ce désordre trouve sa source dans des troubles du comportement subtil. L’alcoolique a décidé de continuer à boire de l’alcool pour une raison précise même s’il sait que cela aura une conséquence néfaste pour sa santé. Ces raisons qui l’ont poussé à consommer ce qui le détruit constituent les troubles du comportement subtil comme ressentir le besoin de s’affirmer, souffrir d’un manque affectif, rechercher l’ivresse pour oublier ou se déculpabiliser…Pour aider quelque un à arrêter de boire , il ne suffira donc pas de lui conseiller une alimentation dépurative et des plantes désintoxications Encore faudra-t-il s’attaquer à la cause première : le trouble comportemental et en particulier le conflit entre le mental et le spirituel. Questionner le patient pour connaître la nature exacte des conflits qui perturbent ses corps subtils et qui se traduisent sur le plan vital sera donc le premier travail du naturopathe et du diététicien.

La première proposition comme en naturopathie sera une diète hydrique . Après cette diète, le patient reprendra doucement une alimentation avec jus de carottes, fruits frais puis légumes crus et cuits.

Il faudra ensuite trouver une alimentation adaptée. Les aliments qui permettent une bonne activation hépatique comme l’avoine et le céleri rave ainsi que ceux considérés comme un bon désinfectant sanguin et urinaire , riche en vitamine C comme le concombre seront à privilégier. Il conviendra d’ajouter des aliments qui combattront l’intoxication comme l’épine vinette, qui sont considérés comme stimulant hépatique (fenugrec germé), stimulant les désintoxications(goyave), stimulant l’appétit(groseille à maquereau) et qui sont riches en vitamine C(orange). On ajoutera une huile saturée désintoxicante, l’huile de palme, ainsi qu’un bon dépuratif , le radis noir. Certains aromates ont des vertus désintoxicantes comme le romarin . On complètera avec le sucre complexe , riche en inuline et les salsifis qui stimulent le foie et sont d’excellents dépuratifs. Ne pas oublier les volailles maigres , très conseillées pour les problèmes de foie.

Notons que les poivrons sont totalement à proscrire.

Voici un exemple de repas conseillé:

- matin : infusion de romarin, abricots secs cuits qui stimulent le système immunitaire, du pain semi complet à peine beurré

- repas : salade d’artichaut , poulet au romarin aux carottes et endives cuites, pissenlit à l’huile d’olive

- collation à 17h: groseilles ou pamplemousse

En rayon diététique , prendre du jus de radis noir en ampoule : boire 3 ampoules par jour.

En traitement de fond, l’alimentation recommandée se fera à base de fruits et de légumes , principalement argile , artichaut, asperge, aubergine, carotte, cassis, céleri ,cerfeuil, cerise, chicorée, chou, coing, cresson, fraise, groseille, haricot vert, laitue, myrtille, olive, orange, orge, pamplemousse, persil, pissenlit, pomme, pomme de terre, prune, radis noir, raifort, raisin , rhubarbe.

Ajoutons que l’oignon, les laits fermentés comme le yaourt ou les caillés sont favorables à la cellule hépatique.

Il faut éviter de consommer deux sortes de protéines pendant le même repas : viande et œufs, lait et fromage…

Sont à proscrire : les graisses cuites, les fritures, les plats en sauce, les fromages gras, les pâtisseries, le chocolat, les excès de sucre, le café.

Le soir , il faut également supprimer : toute matière grasse surtout animale comme viande , poisson , charcuterie, œuf, fromage, pâtisserie.

La phyto-aromathérapie.

Faire des cures de jus de radis noir en alternance avec du jus de pissenlit.

Citron , menthe, romarin, sauge sont utilisés en huile essentielle à raison d’1 à 2 gouttes deux fois par jour dans un peu de miel.

1. Préparer une infusion à raison d’1 cuillérée à soupe du mélange suivant par tasse d’eau:

Ecorce de bourdaine 10g

Racine de pissenlit 20g

Aigremoine eupatoire 30g

Feuilles de menthe 40g

En boire ½ ou 1 tasse avant chaque repas.

2. Préparer une infusion avec 2 cuillérées à soupe du mélange suivant par tasse d’eau:

Boldo 40g

Serpolet 30g

Chardon 10g

Feuilles de buis 20g

Germandrée 10g

Feuilles d’artichaut 10g

Laisser infuser 20minutes. Prendre une tasse après les 2 principaux repas , 3 semaines par mois.

Oligo-éléments.

Manganèse-cobalt : 1 ampoule suivie 5 minutes après d’1 ampoule de soufre. A prendre le matin à jeun, 2 fois par semaine.

Un extrait hépatique total peut-être prescrit par le médecin.

Exercices physiques.

Faire des exercices physiques réguliers comme jogging, vélo, marche de manière à augmenter la ventilation pulmonaire.

Thermalisme.

Le médecin pourra prescrire une cure dans une station thermale.

Où s’adresser?

Les associations : les groupes de parole comme les associations des alcooliques anonymes. Elles existent dans chaque grande ville française.

Les centres de prévention, d’alcoologie , le 3614 alcool info, les hôpitaux et les médecins généralistes.

 



Article ajouté le 2008-10-08 , consulté 46 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " information "

Retour aux articles