La culpabilité

En fonction de la loi , la morale….du surmoi , notre juge intérieur psychique.

 

 

La culpabilité d'exister est présente dès la naissance. Naître c'est se placer sous la pulsion de mort , l'autodestruction. Donc vivre c'est désobéir à l'appel du néant, un transgression. Par exemple , on le remarque lorsque cette culpabilité survient après un accident, un attentat , un massacre: on s'en veut d'être encore en vie. Si un enfant est très désiré par ses parents , le fait d'exister sera moins synonyme de faute.

La culpabilité de n'être pas à la hauteur de ses propres attentes. Quand le moi se sent coupé de ce qui doit être , que des actes ou des pensées cessent d'être conformes à l'idée que nous nous faisons de nous-même, la culpabilité surgit. Coupable de ne pas être assez performant , aimable. Par exemple, si je pense à quitter mon mari ou à le tromper même si celui-ci est dur avec moi, je me sens coupable.

Le besoin de punition. La névrose d'échec est une culpabilité inconsciente (reliquat de l'Œdipe). Par exemple, le sort s'acharne sur moi, je n'ai pas de chance , mes amis me lâchent , mes partenaires me trompent , mes projets capotent …Autres formes de culpabilité inconsciente: dépression , angoisse.

La culpabilité pathologique: névrose obsessionnelle, psychose mélancolique.

Les écarts permis ou non. Cela dépend du degré de sévérité du surmoi plus que de l'acte délictueux qui détermine notre ressenti. D'autre part, derrière la cause apparente de la culpabilité s'en tient une seconde dissimulée.

La culpabilité fait souffrir. Mais ce peut-être aussi le moyen de se déresponsabiliser vis à vis de soi-même, de ses désirs. Par exemple, lorsqu'on réduit autrui au silence: ne me reprochez rien , c'est moi seul qui fixe le prix de mes fautes.

Ne plus se laisser manipuler : repérer les maîtres chanteurs .Le chantage affectif est assorti d'une menace implicite:

- la victime pour obtenir de l'autre le comportement souhaité

- le bourreau qui menace de vous punir

- le flagellant qui retourne la menace contre lui-même

- le martyr ou éternelle victime qui brandit sa souffrance

- le marchand de faux espoirs qui vous fait miroiter un avenir prometteur si vous répondez à sa requête

Le cadeau piégé où le donneur maintient le receveur dans une position de débiteur.

Les fausses croyances: il est difficile pour le manipulé de réagir sainement car le manipulateur utilise les croyances familiales et sociales pour induire un sentiment de faute morale. (exemple: points sensibles comme abandon , égoïsme ,injustice ,trahison). L'insinuation vous réduit à l'impuissance.

Pour déjouer les pièges du manipulateur , il faut se mettre au clair avec soi-même. Faire un examen de conscience et un constat objectif. Il faut faire le tri de ce qui relève ou non de sa responsabilité propre. Evaluer les limites.

La contre manipulation implique de ne pas se justifier. Simuler l'indifférence et renvoyer le manipulateur à ses propres croyances. Le but est de se protéger en ne réagissant pas aux provocations.

La confrontation : renvoyer l'autre à son besoin donc à sa responsabilité. Se positionner sur la nature du lieu que vous souhaitez entretenir avec le manipulateur.

Refuser la manipulation , c'est renoncer à une image idéale de soi donc accepter d'être égoïste, prendre conscience de sa valeur pour gagner sa liberté.

 

 

 

 



Article ajouté le 2008-10-07 , consulté 22 fois

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