Savoir dire non

La loi est en nous : le surmoi exerce la fonction d'autorité et de censure morale. On renonce à certaines satisfactions sous peine de perdre amour et approbation de l'entourage. Or, plus on cède au surmoi, plus il nous opprime et nous inhibe. La conséquence : nous nous en voulons et éprouvons des sentiments ambivalents pour ceux qui nous contraignent à agir à l'encontre de nos intérêts réels.

Notre incapacité à situer notre bien-être et notre désir, nous empêche de dire non à bon escient.

« Qu'est-ce que je veux vraiment? Où est l'essentiel pour moi ? Est-ce conserver à tout prix mes relations avec untel? Ou bien risquer de le perdre en disant non à sa demande : mais en gagnant la liberté de s'affirmer en individu sachant faire respecter ses désirs."

C'est l'angoisse du rejet.

S'affirmer en ne s'alignant pas sur les croyances , les désirs, la vision de la vie de l'autre c'est un saut dans l'inconnu et l'inconnu fait peur. Il y a sans doute un peu à perdre mais beaucoup à gagner.

Nous prenons à notre compte ce que nous percevons de la situation de l'autre , l'assaisonnons de nos propres projections, fantasmes. Nous le prenons en charge pour le protéger contre lui-même.

Devenir soi-même c'est :

  • Savoir exprimer ses sentiments , ses ressentis et ses émotions.
  • Oser demander ou refuser
  • Savoir écouter , critiquer ou recevoir une critique
  • Défendre ses droits
  • Ne plus se sentir intimidé
  • Oser dire ce que l'on pense
  • Ne plus être passif, bloqué

Savoir dire non, c'est savoir écouter les refus de la vie , savoir accepter les oppositions des autres.

Mais attention , il y a le non agressif , le défensif et celui qui construit la personnalité. Quand on se tait , le corps parle : l'inconscient s'exprime par l'intermédiaire du corps qui tombe malade.

Nous sommes tous différent: ce qui est possible pour l'un ne l'est pas forcément pour nous. Nos petits malaises nous signalent que nous faisons fausse route et que nous devons prendre des décisions conformes à nos désirs et notre vérité intérieure. L'impossibilité d'exprimer des affects , des émotions libératrices , tout cela est néfaste à notre équilibre psycho-corporel.

Nous somatisons quand nous choisissons la passivité , le retrait , le refoulement.(spasmophilie, crampes, anxiété, tension musculaire)

Avant de pouvoir dire non, il faut d'abord se dire oui à soi, donc connaître ses désirs, ses besoins, ses sentiments, ses valeurs, tout ce qui constitue le fondement de notre identité. Savoir qui on est et avoir en soi la confiance fondamentale pour s'opposer à l'autre ou se situer face à lui.

Trouver sa valeur et son droit d'exister.

Si on ne sait pas qui on est et si on n'a pas confiance en soi , on donne à l'autre la toute puissance: il se charge de vous reconnaître et vous comptez sur lui pour vous donner la place qui vous revient.

Tant que nous n'avons pas pris conscience du décalage qui existe entre l'enfant que nous étions et pour qui la soumission était une question de survie, et l'adulte que nous sommes devenu , nous sommes poussés à accepter des demandes qui ne nous conviennent pas.

 



Article ajouté le 2008-10-07 , consulté 24 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " thèmes de réflexion "

Retour aux articles