la science et les rêves

 

 

 

Grâce aux nouvelles techniques d’imagerie médicale , les scientifiques ont pu observer l’activité cérébrale d’un rêveur: les mécanismes biochimiques des différentes phases du sommeil. Notre cerveau est le siège d’une intense activité.

Dans les années 50 , Michel Jouvet , neurologue, concluait à un entraînement aux instincts génétiquement programmés pour expliquer les chatons qui rêvaient de chasse. Donc , les bébés humains intégreraient l’inconscient collectif de notre espèce dans leurs songes , apprenant les gestes essentiels à la survie.

Selon des thèses plus récentes , tout tient dans le mélange entre souvenirs et informations nouvellement recueillis. Notre cerveau intègre en rêvant les données du jour. Les rêves seraient même un outil dans le processus de mémoire.

Le rêve est-il une voie de connaissance ou un moyen de se défouler? La science répond qu’il tient des deux.

Combien de temps rêvons-nous? 80% du temps de sommeil dans le ventre de notre mère, 50% chez le nourrisson. A partir de l’âge de 4 ans jusqu’à la vieillesse , notre sommeil se déroule en cycles de 90 minutes , composés de plusieurs phases.

Une phase de sommeil calme de 60 à 75 minutes , divisée en 4 stades : endormissement par somnolence et assoupissement , sommeil léger , sommeil lent établi et sommeil lent profond.

Une phase appelée sommeil paradoxal parce que nous y sommes mentalement très actifs et musculairement atones: de 15 à 20 minutes lors du 1er cycle , jusqu’à 45 en fin de nuit.

Une phase intermédiaire de 10 minutes où de micro réveils alternent avec des phases de sommeil lent , débouchant sur un nouveau cycle ou sur le réveil.

Nos rêves se déroulent pendant le sommeil paradoxal : 80% des réveils provoqués pendant cette phase donnent lieu à un rappel de rêve. On rêve des idées , des fragments de pensée. 10% des personnes interrogées disent se rappeler un rêve chaque matin. 10% avoue ne jamais y parvenir. La moyenne se situe autour de 2 fois par semaine. Les femmes se souviennent davantage que les hommes avec une accentuation de cette différence en période de stress: les femmes rêvent alors plus que d’habitude , les hommes moins.

Plus un rêve est saillant (émotionnellement intense), plus il a de chance d’être rapporté. Ne pas confondre cauchemars et terreurs nocturnes. La neurologie interprète ces dernières comme des décharges du système nerveux et surviennent pendant le sommeil lent établi ou profond. Elles ne contiennent pas d’imagerie onirique élaborée et ne donnent aucun souvenir.

Le cauchemar est considéré comme un rêve dérangeant dont l’imagerie visuelle ou les émotions sont intenses et provoquent le réveil. Cela constitue un problème pour 5 à 7% des personnes interrogées.

A quoi rêvons-nous?

Les enfants rêvent le plus souvent de nourriture , d’animaux; les adolescents de sexualité; les adultes du travail et de la famille. Les contenus occupent de 30 à 50% de nos rêves. Le reste du temps nous revivons nos traumatismes(30%), nous rêvons à des choses impossibles(5%), plongeons dans l’abstraction ou dans l’absurde(20%).

Les rêves qui se déroulent en phase de sommeil profond sont flous et imprécis alors que ceux du sommeil paradoxal sont racontés comme de vrais films



Article ajouté le 2008-10-23 , consulté 25 fois

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