le deuil
La mort: Pour l'oriental , la mort n'est qu'une transition, une étape, l'annonce d'une nouvelle naissance . Des habitudes de contact avec l'inconscient permettent de réfléchir sur l'éventualité d'une vie antérieure(rêve, flash).
En Occident , on a peur du néant , de l'inconnu et cela induit une grande détresse.
Lorsque la mort survient dans son entourage , le deuil nous donne 5 rendez-vous émotionnels:
Le choc: l'endeuillé se retrouve comme exclu du monde des vivants. C'est la sidération , il est anesthésié, incohérent. Pour ceux qui l'entourent , une seule chose à faire : l'écoute.
Le refus: les larmes , les cris
La colère: la révolte
Ces deux points marquent les signes que la perte devient consciente. Pour ceux qui entourent l'endeuillé, il faut favoriser l'expression de ces émotions violentes.
La dépression : alternance de tristesse rentrée et d'apathie , ce qui engendre l'idée que l'endeuillé ne récupérera jamais le goût de vivre. Pour l'accompagnant , il faut évoquer l'histoire commune du défunt et de l'endeuillé: reconstruction des souvenirs.
L'acceptation: et non pas la résignation. C'est l'accomplissement du deuil, l'intériorisation de la mort. Pour l'accompagnant il faut amener l'endeuillé à construire une nouvelle relation avec la personne aimée disparue : par exemple , à travers ce qu'elle aimait…
La culpabilité est omniprésente : la personne en deuil se reproche de ne pas avoir assez aimé ou protégé celui qui est parti , tout en lui en voulant de l'avoir abandonnée.
Un blocage dans l'une des phases, c'est un déni , un deuil différé, un deuil aigu prolongé ou un blocage dans une phase dépressive . Cela peut induire des troubles somatiques avec inhibition du deuil.
Il faut distinguer ce qui est relié à la perte et ce qui était là avant dans la dépression.
C'est une blessure qui peut cicatriser sans s'effacer totalement.
Dans la disparition d'une personne aimée , chez l'endeuillé apparaît subitement l'abandon du fantasme infantile de toute puissance; il doit accepter le réel et se confronte à l'idée de sa propre mort.

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