Le sommeil

Les Français détiennent le record de consommation de tranquillisants , anxiolytiques et somnifères . Les causes en sont diverses : stress, déprime, angoisse, anxiété et dépression.

La qualité du sommeil est une notion très subjective. On l’évalue en fonction du sentiment que l’on a d’être en forme au réveil. L’insomniaque, par exemple, même s’il a dormi longtemps dit ne s’être pas reposé; il se plaint au réveil d’une foule d’autres maux. Il s’en suit une journée difficile , nerveuse , tendue. Et il va tomber dans une prise régulière d’anxiolytiques ou de somnifères . Ces molécules chimiques modifient la durée des cycles du sommeil et procurent un sommeil artificiel. Elles l’obligent à renouveler régulièrement la prise; c’est la dépendance pharmacologique.

Le sommeil est constitué de cycles réguliers qui durent entre 1h30 et 2 heures et qui se répètent plusieurs fois par nuit. Pendant chaque cycle , le dormeur traverse 5 stades différents. Durant les trois premiers , le sommeil ne cesse de s’approfondir pour devenir au 4è stade , profond. C’est pendant cette période que l’on se repose physiquement. Le 5è stade est celui du sommeil paradoxal: c’est le relâchement musculaire total et le cerveau se remet à fonctionner comme à l’état de veille. Les globes oculaires bougent . C’est le moment où l’on rêve , où on se régénère après la fatigue physique et nerveuse; où on mémorise les expériences que l’on a traversées pendant la journée.

La qualité du sommeil dépend de la régularité et de l’harmonie entre ces différentes périodes ainsi que de la durée totale des nuits.

La durée normale du sommeil s’étend entre 3 et 12 heures par nuit. Il est important de connaître son rythme de sommeil.

Il existe des moyens plus naturels et doux pour résoudre les problèmes du sommeil: les médecines douces telles qu’acupuncture, homéopathie, sophrologie , plantes …On peut avoir recours également à des petits rituels : essayer de se coucher tous les jours à la même heure ; en effet, l’envie de dormir survient toujours au même moment de la soirée: on bâille , les paupières sont lourdes , on a envie de s’allonger. Si on laisse passer ce cycle , il ne se représentera que 1h30 à 2 heures plus tard.

On peut également baliser l’entrée dans le sommeil de points de repère précis : tisane , verre d’eau ,marche à pied d’un quart d’heure, exercices de relaxation…

Des méthodes pour fermer l’œil.

L’homéopathie:On réintroduit les rythmes naturels du sommeil en rééquilibrant la personnalité tout entière. Il existe trois grands types d’insomnie : insomnie initiale des grands anxieux qui ne parviennent pas à s’endormir; l’insomnie du milieu de nuit qui vous tire du sommeil après quelques heures; l’insomnie de 4 heures du matin qui correspond à des phases dépressives.

Dans tous les cas , le problème de sommeil reflète les difficultés de la personne. A chacun correspond un remède différent que l’on choisit en fonction de la façon dont se manifeste le trouble. Les personnes méticuleuses, maniaques de l’ordre, ont peur de la nuit et ils la vivent comme une lutte défensive. Ils prendront Arsenicum Album. Les individus précipités, sujets à une excitation cérébrale permanente réagiront bien à Argentum Nitricum.

La dilution du café, Coffea, est un des grands remèdes de l’insomnie. Il s’applique aux gens excités qui n’arrivent pas à sortir d’une lecture passionnante , d’une idée envoûtante et qui ont des pensées qui bouillonnent dans la tête. Le remède qui correspond aux gens portant le fardeau d’une vie intériorisée est Ignatia. Ils ont l’air bloqués dans l’introduction du sommeil.

L’acupuncture: Le cycle de veille-sommeil correspond à une alternance yin-yang .A l’état normal, l’énergie du corps est plus yin la nuit et plus yang le jour. Il faut prendre en compte les espaces yin et yang dans le corps. Le cerveau est un espace yang; pour que l’individu entre dans le sommeil , il faut donc que l’énergie yin remonte jusqu’à sa tête. Quand cela se fait mal , l’individu a des problèmes d’endormissement.

Certains méridiens sont particulièrement impliqués dans le processus du sommeil: les Qiao chargés de l’alternance entre les temps yin et yang. Ils travaillent en relation étroite avec les méridiens Wei , responsables de la répartition yin/yang dans les espaces du corps.

Toute la journée , toutes les deux heures, l’énergie passe d’un méridien à l’autre. C’est la « grande circulation ». Le soir , l’énergie circule dans un méridien chargé de la yiniser , de l’intérioriser, de la faire circuler vers l’intérieur du corps. C’est ce qui permet au sujet de s’endormir.

Toutes les insomnies sont différentes : par exemple, celle de 3h du matin est liée à un problème au méridien du foie. Or, en médecine chinoise , rêves et cauchemars sont liés à cet organe. A cette heure-là l’énergie circule dans le méridien du foie et l’une des fonctions de ce méridien est de faire descendre l’énergie yang.

Les plantes: Elles vont permettre de remonter à la source du mauvais équilibre de l’organisme dont l’insomnie n’est qu’un symptôme. Des difficultés d’endormissement ou un réveil précoce renvoient à un déséquilibre neurovégétatif . Il faut déterminer alors s’il s’agit du système parasympathique ou sympathique qui sont complémentaires.

Le système parasympathique joue un rôle modérateur dans l’organisme; le système sympathique agit comme stimulant. Chez l’un il faut freiner le tonus du système sympathique , chez l’autre stimuler celui du système parasympathique tout en se souvenant que ces deux branches sont interdépendantes et que leur équilibre est relatif.

L’organisme set soumis à des mouvements hormonaux et neurovégétatifs constants. C’est pourquoi combiner les plantes est intéressant. Par exemple, un sujet qui a du mal à s’endormir prendra la Marjolaine qui facilite le sommeil et augmente le tonus du système parasympathique. Si la difficulté à s’endormir est liée au temps que met son tonus à baisser , on peut prescrire le Lotier Corniculé, l’Aspérule ou le Mélilot, agissant comme freins su système sympathique. S’il y a des palpitations, on associera de la Valériane , de l’Aubépine ou de la Fleur d’oranger.

L’insomnie du milieu de nuit relève d’un problème hormonal. La nuit l’organisme reconstitue ses réserves et le système hormonal travaille au maximum. Le réveil nocturne peut être provoqué par des bouffées de chaleur dans le cas de la ménopause.

La sophrologie: L’insomnie est un symptôme. Il faut distinguer l’insomnie quasi génétique qui s’installe avec l’âge , et celle dont souffre quelque’un à un moment de sa vie pour des raisons précises. Celle-ci doit être prise très au sérieux car c’est souvent l’antichambre de la dépression. Les raisons y conduisant peuvent être d’origine psychologique : il existe une insomnie du stress, de la fatigue , de l’émotion; d’origine physiologique et celles-ci sont faciles à cerner et souvent sans gravité.

Il existe trois moyens qui visent à conditionner l’ordinateur cérébral:

- le training autogène de Schultz qui favorise un relâchement musculaire et qui est le plus simple. Il amène au relâchement mental.

- la sophronisation de base pour atteindre un seuil appelé niveau sophro-liminal ,très proche du sommeil et qui facilite l’endormissement.

- La sophro-acceptation progressive qui est une véritable programmation positive car la personne se construit un scénario mental.

Comme chaque hiver , on fonctionne au ralenti ; perte d’énergie ,difficulté de concentration , courbatures , humeur maussade : est-ce un besoin de sommeil ou le stress?

Le sommeil n’est pas forcément le remède à notre fatigue. Le sommeil est un excellent indict auer de l’état de santé général de la personne et de ses relations avec son environnement. Insomnies et fatigue sont la première plainte verbalisée. La sensation de fatigue physique est provoquée par une usure inaccoutumée de nos cellules musculaires. Un sommeil réparateur pour nos muscles altérés par l’effort est impératif.

Pendant le sommeil lent et profond, nous sécrétons des hormones de croissance qui favorisent la synthèse des protéines et accélèrent le renouvellement cellulaire. Une pression professionnelle inhabituelle induit un bon repos mérité . Mais en cas de fatigue nerveuse ou psychique , ce procédé naturel est inutile. L’énergie continue de jouer les grandes absentes, la concentration bat en retraite ou fonctionne au ralenti, on est à cran , irritable, d’humeur maussade avec quelques courbatures. Une déprime passagère ou une dépression installée peuvent en être l’origine.

La quasi totalité des insomnies sont des troubles de l’éveil et non du sommeil. Le duo sommeil léger-sommeil profond permet de récupérer sur le plan physique. Le sommeil paradoxal réorganise le mental et repose le psychisme. Pour que ces différentes phases s’enchaînent harmonieusement, notre système d’éveil doit être bloqué. Lorsque nous sommes stressés , anxieux , on a tendance à le sur-stimuler pendant la journée pour « tenir ». Le soir venu , impossible de le bloquer totalement. Les mauvaises nuits renforcent encore la fatigue .

Notre système de blocage de l’éveil se nourrit d’un carburant sécrété par le cerveau , la sérotonine. Ce neurotransmetteur participe à plusieurs fonctions:régulation de la température du corps, perception de la douleur, variation de l’humeur et sommeil.

Elle s’accumule tout au long de la journée et le soir venu , elle stimule des cellules qui favorisent le sommeil en bloquant l’éveil. Mais notre cerveau produit aussi de la dopamine , activateur de fonctions, alors que la sérotonine est un frein. En état de tension nerveuse et psychique, la sécrétion de dopamine s’accélère; l’équilibre sérotonine-dopamine vacille; notre sommeil devient court , haché ,difficile. On se réveille avec une sensation de fatigue . Les longues plages de sommeil lent et profond manquent: tout le renouvellement cellulaire de l’organisme se ralentit.

La sophrologie , la respiration ou la relaxation s’avèrent très efficaces pour diminuer le niveau d’éveil et permettent au système de blocage de redevenir efficace.

A relaxation nous permet de puiser dans nos propres agents de guérison; en nous aidant à faire face au stress qui sous-tend notre malaise , la relaxation offre une vraie libération.

Les besoins en sommeil

Les besoins varient selon les individus et les grandes périodes de la vie. Les nouveaux-nés dorment en moyenne 16h sur 24h. A 4 mois , ils synchronisent leur sommeil avec le jour et la nuit et leur besoin de dormir se réduit de 12 à 13h. A la fin de l’adolescence ,les rythmes se fixent , immuables jusqu’à la vieillesse. Les personnes âgées diminuent leur temps de sommeil , en fait ils sont en avance de phase: ils ont envie de dormir vers 18h et se réveillent vers 2h du matin après un quota d’heures normales.

La sieste: rien de tel qu’un petit repos diurne. Il existe deux pics de somnolence : entre 2h et 5h du matin ; après le déjeuner entre 13h et 15h. Une sieste à ce moment-là transforme les aliments en énergie et réduit le stress. Un quart d’heure de sommeil pour se reposer , mais 3 minutes suffisent pour se décontracter.

L’ABC des nuits sereines

Une bonne hygiène de vie est nécessaire:

Équilibrer les repas. Bannir tout excitant.

Faire de l’exercice mais pas trop tard dans la soirée.

Température ambiante qui doit osciller entre 17 et 20° dans la chambre.

Chambre aux tons pastels.

Éliminer les plantes vertes et les fleurs fraîches dans la chambre.

Choisir un matelas ni trop dur , ni trop mou.

Penser à faire une cure de vitamines du groupe B(B1,B6,B9,B12): 100à 300mg/jour.

Supplémentation en magnésium(calmant du système nerveux): entre 500mg et 1g/jour.



Article ajouté le 2008-10-22 , consulté 20 fois

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